Une information publiée par nos confrères de Direct 9, média en ligne qui diffuse l’actualité dans le département du Ntem et ailleurs, fait état de la fermeture provisoire de plusieurs établissements scolaires dans cette localité. Une situation qui suscite plusieurs interrogations, notamment sur les raisons de ces fermetures et la disponibilité des enseignants.
Selon un témoignage recueilli anonymement, ces écoles étaient encadrées par des bénévoles issus de structures confessionnelles non étatiques. « L’État dit qu’il ne nous connaît pas », affirme le témoin. Cette situation relance ainsi la question du manque d’enseignants dans certaines localités.
Pourtant, ces dernières années, plusieurs vagues de recrutement et d’intégration d’enseignants ont été annoncées. En juillet 2024, 400 places auraient été ouvertes à l’ENIL dans le cadre d’un concours national. En août 2025, près de 691 instituteurs diplômés seraient sortis des écoles normales. Puis, en janvier 2026, le ministère de l’Éducation nationale a annoncé la mise en solde et le pré-salaire de 692 diplômés issus des écoles normales, notamment l’ENIL et l’ENILF.
Ces chiffres soulèvent une question essentielle : comment expliquer la fermeture de plusieurs établissements malgré les efforts annoncés pour renforcer les effectifs enseignants ?
La situation met en lumière les difficultés liées à l’affectation et à la répartition du personnel éducatif. Au-delà des annonces, l’enjeu reste de garantir la continuité des cours et l’accès à l’éducation pour les élèves concernés.
Chaque jour sans enseignant peut compromettre le suivi scolaire de ces jeunes Gabonais. Il revient désormais aux autorités compétentes d’apporter des éclaircissements sur cette situation et d’identifier des solutions adaptées aux besoins des établissements concernés.
Source de l’information et de l’image : Direct 9
BRETH BIYE


